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Les complications des môles hydatiformes

1. Quel type de complications peut survenir après évacuation d’une môle hydatiforme.

- La rétention de tissu môlaire dans l’utérus.
Cette complication est fréquente, précoce et banale. Elle peut être diagnostiquée par une échographie systématique de l’utérus 1 à 2 semaines après la première aspiration.
La rétention peut expliquer des taux persistants élevés d’hCG. Elle se traite par une nouvelle aspiration-curetage. Il n’est par contre pas logique de réaliser plus de deux aspirations-curetages chez la même patiente sans augmenter notablement le risque de synéchie (accolement des parois de l’utérus)

- La môle invasive ou le choriocarcinome.
Cette évolution « tumorale » est plus fréquente après une môle complète (de l’ordre de 10%) qu’après une môle partielle (< 1%). Elle survient le plus souvent avant que la courbe des hCG se soit complètement négativée.
On la suspecte devant la réascension des taux sur plus de 3 dosages consécutifs. C’est pour cette raison que la surveillance des hCG est capitale. Il s’agit d’une transformation du tissu de la môle en un tissu tumoral plus ou moins agressif. Ce tissu peut envahir les parois de l’utérus mais également migrer à distance.
Les localisations à distance sont par ordre de fréquence décroissante les poumons, le vagin, le petit bassin, le cerveau puis le foie. C’est la raison pour laquelle en cas de réascension des taux d’hCG, un bilan d’extension vous sera proposé (différents scanners ou IRM).

2. Quel sera mon traitement si j’ai un choriocarcinome ou une môle invasive ?

- Si les hCG ne se négativent pas complètement et spontanément, vous devrez avoir différents examens, tels qu’une radiographie pulmonaire, une échographie, un scanner ou une IRM et différentes prises de sang pour décider de votre traitement. Nous pourrons alors vous dire quel traitement vous devrez avoir selon la classification en "risque bas" ou "risque élevé".

- La plupart des patientes n’ont besoin que d’un seul type de médicament, mais d’autres peuvent en nécessiter plusieurs. Ces traitements chimiothérapiques sont généralement administrés par injection intramusculaire ou par perfusion intraveineuse et peuvent nécessiter votre hospitalisation.

- Environ 20% des patientes ainsi traitées devront changer de traitement soit en raison d’une réponse insuffisante, soit en raison d’une intolérance à ce traitement. Les explications les plus détaillées vous seront fournies à propos de ces traitements ; n’hésitez en aucun cas à poser des questions.

3. Quelle durée de traitement ?

- La durée est variable selon les patientes, de l’ordre de quelques semaines et dépend de la vitesse à laquelle la môle ou le choriocarcinome répondent à votre traitement. En général, le traitement est poursuivi jusqu’à ce que le taux d’hCG devienne indétectable et à partir de là pendant encore 1 à 3 cycles.

4 . Retentissement psychologique ?

- Il est habituel de se sentir un peu déprimée et triste du fait d’un taux d’hCG élevé, de réactions au diagnostic et au traitement ainsi que du fait de l’évolution anormale. Ces sentiments peuvent varier dans le temps et selon chaque individu. Votre conjoint peut également se sentir déprimé.

5. Changements de l’image corporelle ?

- La chimiothérapie peut donner le sentiment à de nombreuses patientes d’une altération de l’image de leur corps. Ceci est particulièrement ressenti pour les patientes recevant des chimiothérapies pour risque élevé et qui peuvent présenter une chute partielle ou complète des cheveux.

- Les patientes à bas risque ont des modifications moins marquées mais peuvent ressentir un changement dans l’image de leur corps lié au diagnostic et au traitement.

6 . Puis-je m’exposer au soleil pendant et après le traitement ?

- Vous devriez éviter l’exposition au soleil et aux lampes UV parce que votre peau peut être plus sensible que d’habitude. Utilisez un écran total sur les zones exposées. Ceci pour quelques mois après la fin du traitement.

7. Quel suivi après mon traitement ?

- Si vous devez avoir un traitement chimiothérapique, une surveillance vous sera conseillée après la fin du traitement. Cette surveillance peut se faire par une prise de sang, une fois par mois généralement, pour dosage de l’hormone de grossesse hCG. Ces dosages sont généralement réalisés pendant 12 à 18 mois. Les résultats de ces tests seront transmis à votre médecin régulièrement pendant toute la durée du suivi.

8. Dois-je vraiment attendre pour une nouvelle grossesse ?

- La réponse est "normalement oui", pour laisser le temps à toute cellule de môle "cachée" de réapparaître. Ne prenez pas le risque d’être enceinte sans l’accord de votre médecin.

9. Et ma prochaine grossesse ?

- En cas de môle invasive ou de choriocarcinome, le traitement aboutit normalement à la guérison complète sans altération de la fertilité. Dès que votre suivi est terminé, vous pouvez essayer d’initier une grossesse. C’est-à-dire 12 à 18 mois après la négativation du test si vous avez du avoir un traitement chimiothérapique.

- Il est préférable dans tous les cas d’en parler avec votre médecin. Le risque de môle pour cette nouvelle grossesse est très faible et estimé aux alentours de 1/74 grossesses. Il n’y a pas de risque augmenté d’enfant anormal chez les femmes ayant reçu une chimiothérapie.

- Il est également important d’effectuer une nouvelle prise de sang pour dosage de l’hCG après chaque nouvelle grossesse parce qu’il existe un petit risque de voir apparaître ou réapparaître la maladie à ce moment. Ce test sert à s’assurer que tout va bien. Il doit être fait, que votre grossesse aille à son terme ou non.

10. Ai-je un cancer ?

- Si vous avez simplement une môle complète ou partielle ou une môle invasive, vous n’avez pas de cancer. Cependant, une petite proportion de môles peut se transformer en choriocarcinome, qui est une forme de cancer. Fort heureusement, il s’agit d’un cancer avec un taux de guérison voisin de 100%.

11. Vais-je mourir ?

- Non, catégoriquement. On ne meurt pas de nos jours d’une môle et un choriocarcinome guérit pratiquement toujours avec un traitement adapté.

12. Ai-je plus de risque de fausse-couche ?

- Nous n’en sommes pas certains mais la réponse est "probablement non".

13. Qui peut répondre à mes autres questions ?

- Votre entourage peut vous donner sans mauvaises intentions des informations inquiétantes souvent inexactes. Il est important d’obtenir des renseignements émanant de médecins ou d’autres personnes spécialisés dans la prise en charge de ce type de problème.

- Vous avez la possibilité de nous contacter si vous souhaitez un conseil ou des renseignements sur votre surveillance.