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III. SURVEILLANCE DES HCG DANS LES MALADIES TROPHOBLASTIQUES GESTATIONNELLES

Toutes les maladies gestationnelles trophoblastiques sécrètent de l’hCG, faisant de ce test un marqueur très sensible pour surveiller l’évolution de la maladie. Dans la majorité des cas, après évacuation d’une môle, l’hCG se négative mais dans quelques cas une maladie gestationnelle trophoblastique persistante, également appelée TT, peut se développer et nécessiter une chimiothérapie complémentaire. L’apparition d’une TT peut être détectée par une stagnation ou une ascension du taux sérique ou urinaire des hCG.

Au Royaume-Uni, les patientes atteintes de môles sont enregistrées dans le fichier central des maladies trophoblastiques et doivent régulièrement envoyer des échantillons de sang et d’urine pour dosage des hCG. Cette organisation est centralisé sur trois sites : à Londres au Charing Cross Hospital, à Sheffield au Weston Park Hospital et à Dundee.

Pour toutes les môles suivies au Charing Cross Hospital, on demande aux patientes d’envoyer un échantillon de sang et d’urine tous les 15 jours jusqu’à ce que les taux sériques soient normaux (< 5 UI/l) puis un échantillon d’urine tous les mois ensuite. Si le taux d’hCG se négative en moins de 56 jours, le suivi est limité à 6 mois depuis l’évacuation et elle peuvent ensuite tenter une nouvelle grossesse. Cependant, si les hCG mettent plus que 56 jours pour se normaliser, le suivi est prolongé pendant deux ans avec des échantillons d’urine demandés tous les trois mois pendant la deuxième année de suivi. On conseille à ce groupe de patientes d’attendre que les valeurs d’hCG soient normales pendant au moins six mois avant d’envisager une nouvelle grossesse.

Si on constate une stagnation ou une augmentation des hCG après évacuation, une deuxième aspiration peut être proposée pourvu qu’il existe une rétention manifeste au sein de la cavité utérine. Idéalement, l’évacuation devrait être effectuée sous contrôle échographique après discussion avec le centre des maladies trophoblastiques.

Par contre, si les hCG stagnent ou ré-ascensionnent après une deuxième aspiration, les patientes sont hospitalisées dans l’un des deux centres habilités pour les chimiothérapies au Royaume-Uni, soit au Weston Park Hospital à Sheffield, soit au Charing Cross Hospital à Londres. Le développement de protocoles de chimiothérapie efficaces pour les TT permet d’obtenir actuellement des taux de guérison extrêmement élevés. Ainsi, pratiquement toutes les patientes présentant une TT dans les suites d’une MC ou d’une MP peuvent s’attendre à être guéries. Ce résultat est largement dû au suivi centralisé et à la surveillance rapprochée des hCG des patientes présentant une MC ou une MP, qui permettent la détection précoce d’une évolution maligne, réduisant ainsi le risque d’extension métastatique majeure et d’hémorragie mettant en jeu le pronostic vital. Une fois traitées, on conseille à ces patientes d’attendre un an avant d’envisager une nouvelle grossesse.