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INTRODUCTION

Les maladies trophoblastiques gestationnelles (MT) comprennent un large spectre de pathologies allant des lésions précancéreuses bénignes, môle hydatiforme partielle et complète (respectivement MP et MC), aux lésions malignes, môles invasives, choriocarcinomes et tumeurs du site d’implantation [1]

Les formes malignes des maladies trophoblastiques gestationnelles sont globalement dénommées tumeurs gestationnelles trophoblastiques (TT). Pendant la grossesse, le trophoblaste normal envahit l’endomètre et les vaisseaux utérins pour former une zone d’échange entre le sang maternel et le sang fœtal : c’est le placenta. Dans les TT, les mécanismes régulant cette prolifération et cette invasion du trophoblaste sont défectueux et les tumeurs qui en résultent sont en général richement vascularisées et, dans le cas des choriocarcinomes, métastasent rapidement à l’ensemble de l’organisme. Ceci peut entraîner rapidement la mort par extension tumorale majeure ou par hémorragie massive. De ce fait, la reconnaissance rapide de la transformation maligne est fondamentale pour instaurer une chimiothérapie efficace pour presque toute les patientes. Heureusement, l’hormone chorionique gonadotrophine (hCG) est produite par toutes les formes de MT et la surveillance régulière de cette hormone permet d’identifier rapidement une évolution anormale après môle partielle ou complète.

L’incidence de la MC est de une pour 1000 grossesses et de la MP de trois pour 1000 grossesses [2] Seules 16 % des MC et 0,5 % des MP présenteront une transformation maligne justifiant une chimiothérapie. Dans la mesure où la transformation en choriocarcinome des MP était considérée comme impossible, certains ont pu affirmer l’inutilité de la surveillance des hCG après MP. Cet article étudiera la génétique, l’anatomopathologie, la surveillance des hCG dans les MP ainsi que nos résultats qui ont démontré que les MP pouvaient évoluer vers un choriocarcinome justifiant ainsi la surveillance des hCG.

Références bibliographiques

[1] WHO Gestational trophoblastic diseases, Technical Report Series 692. , pp. 7-81. Geneva : WHO, 1983..

[2] Jacobs, P. A., Hunt, P. A., Matsuura, J. S., Wilson, C. C., and Szulman, A. E. Complete and partial hydatidiform mole in Hawaii : cytogenetics, morphology and epidemiology, Br J Obstet Gynaecol. 89 : 258-66., 1982..